27º Dimanche du Temps ordinaire: La lassitude de Dieu

4 octobre 2026.

«Lors donc que viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons ?» Ils lui dirent: «Il fera périr misérablement ces misérables et louera la vigne à d´autres vignerons qui lui remettent les fruits en leur temps.»… C´est pourquoi je vous dis que le Royaume de Dieu vous sera enlevé et il sera donné à une nation qui en produira les fruits.»  (Matt. 21, 40-43)

         «Ne te lasse pas de moi, Seigneur». Voilà ce que devrait être presque en permanence notre prière ou du moins notre prière fréquente, aussi fréquente que le sont nos péchés, notre paresse, notre faiblesse.  C´est vraiment admirable que le Seigneur ne se soit pas lassé de l´humanité, qu´Il ne l´ait pas détruite ou abandonnée à son sort. Non seulement, Il ne l´a pas fait mais, de plus,  Il a envoyé son fils unique, Jésus-Christ pour la sauver, pour nous montrer le chemin qui conduit au bonheur. Seul Dieu peut aimer autant. Seul Dieu pouvait persévérer ainsi dans l´amour, même quand l´être aimé – l´homme ˗ montre si  peu de repentir.

         Cette semaine, il s´agit de demander au Seigneur de ne pas jeter l´éponge, de nous donner de nouvelles chances pour nous convertir, nous repentir, devenir meilleurs, nous confesser.

         Et en même temps, il s´agit de ne pas abuser de la patience et de la bonté de Dieu, d´essayer d´éviter tout ce qui le blesse, tout péché ; de l´aimer et d´aimer notre prochain de toutes nos forces pour, d´une certaine façon, compenser le mal que d´autres et nous-mêmes lui avons fait. Nous devrions approfondir un sujet très fréquent dans la spiritualité du XIXe siècle et les premières années du XXe: celui de la «réparation». Aimons Dieu parce qu´Il le mérite mais aussi pour le dédommager des offenses que d´autres lui ont fait et que nous-mêmes lui avons fait dans d´autres circonstances. Comme le fit Abraham quand il tenta de sauver Sodome, soyons les avocats des pécheurs et de nous-mêmes à travers nos bonnes œuvres.

Résolution: Repentissons-nous et confessons-nous. Prenons des résolutions très concrètes et possibles, qui soient en rapport avec nos défauts principaux. Faisons de bonnes actions pour compenser les mauvaises.

← Retour à la liste